Guillaume Bellon dans

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A la frontière du je

février 2nd, 2008 by Guillaume

Un question m’est devenue récurrente ces derniers temps. Quelle place pour le “je” ici et sur les autres blogs ? J’identifie 4 types de blogs :

  • le blog perso
  • le blog pro
  • le blog perso dans lequel l’auteur ne raconte pas sa vie
  • le blog à tendance webzine.

Comment lis je ces différents blogs ?

  • le blog perso : religieusement s’il est très bien écrit et si l’auteur a une vie palpitante (c’est du transfert)
  • le blog pro : religieusement si le sujet m’intéresse, en diagonale si j’ai quelques affinités avec le sujet, pas du tout si le sujet ne m’intéresse pas
  • le blog perso qui ne raconte pas la vie d’une personne lambda : difficile à définir la tendance. Après mure réflexion cela se rapproche du premier point
  • le webzine : rarement et en diagonale

Les trois premières catégories concernent en règle générale un auteur unique. Qu’on le veuille ou non chaque sujet n’est pas abordé de la même manière et avec l’objectivité supposée d’un journaliste, par exemple. Je remarque aussi que dans mes lectures quotidiennes le “je” se fait de plus en plus rare. Plusieurs hypothèses : le contenu se professionnalise, le contenu ne s’y prête pas, l’auteur cède sa place au contenu, l’aspect personnel du blog disparaît, j’ai changé de lectures.

Figurez-vous que je le regrette. JE regrette la disparition du je au profit du on. En écrivant ces lignes je pense immédiatement que le on remplace le jeu à cause de la crainte. La crainte de prendre position, la crainte de s’exprimer, la crainte d’exister.

Je ne sais pas, je ne sais plus.

Il y a quelques jours, je lisais qu’un auteur de blog s’excusait pour la publication d’un billet personnel. J’ai été boulversé (j’exagère).

Pour revenir à la question qui nous m’intéresse -la place du je sur ce blog- je pense avoir trouvé les solutions.

  • Eviter les billets dans lesquels je raconte ma vie (qui n’intéresse que moi)
  • Ne pas sacrifier mon je
  • Etailler d’anecdotes personnelles si besoin est
  • Ecrire autre part mes réflexions torturées
  • Me faire plaisir

Je ne sais pas si cet article a un sens ou de l’intérêt pour vous, lecteurs, mais il en a pour moi. Inutile de vous rappeler que mes réflexions sont peut-être totalement fausses. Quoiqu’il en soit je suis heureux de partager mon avis avec vous.

Voilà, nous y sommes à la frontière du je.