Guillaume Bellon dans

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What’s my name bitch ?

mai 24th, 2008 by Guillaume

Après Le Mariage de Figaro ou la folle semaine acclame comme il se doit Le Stage de Guillaume ou le vendredi de dingue. Au Diable le droit de cuissage, aujourd’hui nous parlerons de pouvoir. Le pouvoir c’est bien. period.

Je dois te l’avouer vendredi j’ai pris mon pied, mais vraiment, même si j’aurais pu être un peu mieux chaussé mais le vendredi c’est casual et je ne pouvais prévoir les évènements même dans mes rêves les plus fous, sous acide s’entend. Les raisins de la colère et la rançon de la gloire m’ont bien servis et je les remercie chaleureusement. Dire que cette situation a provoqué chez moi une érection digne de ce nom serait présomptueux alors, de grâce, contenons nous à la simple masturbation intellectuelle voire au contentement personnel, celui qui te fait sourire quand tu y repenses et si ton esprit a du mal à filer la métaphore. BEP couture represent.

Si tu me connais un peu, si tu réfléchis quelques secondes à l’être qui se trouve derrière ces lignes (ndla : moi), si tu me lis depuis un moment, peut-être as tu déjà eu le plaisir de cerner quelques facettes de ma personnalité bien que je ne te rende pas la tâche aisée me demandant moi-même si je ne suis pas schizophrène.

A ce moment présent, l’auteur (ndla : toujours le même) se demande comment ne pas faire ressembler la suite de ce billet à une annonce meetic pour personnes en manque de domination. Nous allons trouver une solution…

Ma personnalité, te disai-je, se compose d’un versant autoritaire renvoyant le plus adroit ou médiocre des dictateurs communistes décédés (les absents ont toujours tort) à un vague rang d’apprenti disciple ayant passé son certificat d’études à “la pratique du pouvoir - avancé” 18 bonnes fois sans jamais obtenir la moyenne. En clair et avec décodeur donner des ordres et contrôler les gens ça me fait bander (je te renvoie 3 paragraphes plus haut). J’aime sentir en moi ce pouvoir, j’aime cette sensation hautement euphorisante levant la moindre inhibition en un quart de seconde, ce fléau en moi prêt à s’abattre sur la première âme qu’il rencontrera et sur les suivantes autant que faire se peut.

Et pourquoi vendredi ? Parce que la vie sauvage, que tu es bête ! ;) Arrêtons les plaisanteries 5 minutes. Vendredi j’ai eu l’occasion de me sentir puissant, en pleine possession de mes moyens. Commander c’est comme le vélo (libre à toi d’aimer ou non la pratique, personnellement le vélo j’aime pas) ça ne s’oublie pas et comme chaque pratique physique le flow d’endorphines se répandant dans ton corps est tel que tu ne peux plus t’en passer (toute amalgame serait fortuit, la rédaction décline toute responsabilité). Vendredi j’ai (re)pratiqué après m’être écrasé pendant 4 (trop) longs mois et depuis 24h et des poussières je ne puis m’empêcher chaque seconde de me vouer un culte sans retenue, un saut sans filet (ou une employée au macdonald’s le plus proche) ; depuis 24 heures je ne cesse d’y penser ; depuis maintenant je ne cesse d’espérer, en effet la maïeutique si chère à mes yeux et à cet article me permet de passer un cap, celui de l’envie à l’espoir. L’espoir que cela continue encore et encore, que ce ne soit que le début d’accord d’accord. Inutile de préciser que c’était bon, right ?

Fou, tu dis ? Que nenni mon brave, mais si tu souhaites me voir à nouveau dévoiler des pans entiers de ma personnalité, prières de m’amener sur le champ Gérard Miller et un divan.

En vous remerciant.

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My private leçon de BLING BLING

février 5th, 2008 by Guillaume

Dimanche dernier en pérégrinant sur dailymotion je suis tombé sur la vidéo d’une chanson écoutée maintes fois l’année dernière. A la vue du clip je me suis dit “Voilà c’est ça ! Elle définit parfaitement le bling-bling”. Pendant que je me remuais sur mon siège de bureau au lieu d’aller dormir j’ai pensé qu’il fallait partager ma “découverte”. D’habitude je mets les vidéos en fin de billet pour ne pas vous obliger à les regarder, cette fois c’est différent, on regarde et on analyse après.

Kelis feat. Too Short - Bossy

Si vos oreilles ne vous font pas soufrir en écoutant autre chose que de l’électro mais que le bling-bling vous ennuie à mourir écoutez quand même la chanson ;-) Pour information, Kelis n’est pas particulièrement connue en France alors qu’elle l’est bien plus outre Atlantique.

Plutôt que de recopier bêtement la “définition” du bling-bling de wikipédia, je la linke. Je reprendrai pas contre 3 citations intéressantes issues du livre Explicit Lyrics : toute la culture rap ou presque de David O’Neil, paru aux Editions Libres en 2007 :

 

  • « Le bling-bling est plus qu’un concept, c’est un mode de vie. Bling-bling, c’est le bruit des chaînes en or qui s’entrechoquent. »
  • « Le bling-bling est souvent un moyen de détourner l’attention de la réalité : il suffit de quelques centaines d’euros de chaînes en or pour renvoyer au monde entier une image de considérable opulence, alors qu’on vit dans la misère. Le prix de cette prospérité factice est donc tout à fait modique. »
  • « Le bling-bling est le symbole de la fierté du “Nigga” qui a réussi sans cesser d’être celui qu’il est. Dans la tête d’Iceberg Slim, ce sont des chaînes d’esclave transformées en or. »

A la première vue du clip on se dit que tous les éléments de rigueur sont réunis, la voiture de sport, la joaillerie, le champagne (veuve clicquot), des vêtements ne sortant pas des dernières collections H&M, la villa et la piscine en arrière-plan, le chien toiletté…même des grillz (les plaques moches sur les dents)…à première vue seulement.

Traditionellement ce sont les rappeurs masculins qui sont mis en scène de la sorte. Or, il s’agit ici d’une femme et tout change. Certes l’opulence est là mais plus soft. Exit les liasses de billets qui volent et toute la flûte habituelle. C’est flagrant mais subtile. Tous les attributs de l’homme exploités par une femme (vous avez vu le tatoo ?). Une nouvelle dimension est ici apportée au bling-bling, celle de l’attitude. On ne voit que très rarement les hommes dominer l’écran et les figurants de la sorte, la suffisance mes amis, la suffisance ! En début de chanson Kelis dit très clairement “’cause I’m a boss”. Le clip et la chanson se font écho, c’est très très fort !
Même si tout cela n’est que poudre aux yeux, à l’avenir si vous décidez de vous la jouer bling bling évitez d’agiter le cash au nez des gens, toisez-les à la place.