Guillaume dans

Les mots.

9 juillet 2009 par Guillaume

C’est drôle la façon dont les choses s’enchaînent parfois, comme si l’univers te faisait une de ses blagues cosmiques.

Avant d’aller me coucher je réfléchissais à un énième ersatz d’article que j’aurais pu t’écrire. Un truc que tu aurais survolé et peut-être gratifié d’un « lol » pour me faire plaisir dans les commentaires parce que, parfois, je viens faire la même chose chez toi. Tu réfléchis sur quoi écrire et puis il y a cette idée qui murit en toi depuis quelques semaines, seulement même si tu sais parfois trouver les mots pour que les gens s’apitoient sur ton sort ou te gratifient du même « lol » précédemment cité, tu te rends compte que tu ne sais pas transposer ces mots pour toucher une seule personne, la seule qui compte vraiment. Que même si tu penses à elle chaque jour depuis 10 ans et d’avantage depuis ces 2 mois de silence en te demandant, « a-t-elle réussi ? », « comment va-t-elle ? », « où va-t-elle aller », « quand vais-je devoir faire mes adieux silencieux ? » tu ne sais pas lui dire. Tu ne le sais pas parce que tu es fier, parce que tu t’es senti blessé voire insulté par ton dernier échange avec elle, et quand tu essaies de retrouver ces mêmes mots le constat est froid : tu les as oubliés. Tu te demandes si ton sentiment n’était pas que du vent. Mystère.

1h du mat’, tu te dis que tu devrais vraiment dire plus souvent aux gens que le matin, ton téléphone te sert aussi de réveil et que même si à 7h45 tu ne l’entends pas (le téléphone est de fait en volume maximum), à 1h du mat’ en général il te trouble vraiment dans ton endormissement. Tu lis le message, fermes les yeux, réfléchis 3 secondes et te dis que tu ne pourras pas retrouver la paix nécessaire tant que tu n’y auras pas répondu tant cette absence grondait en toi. Tu le fais, tu mets du temps mais tu retrouves tes mots.

Tu te l’accordes, il est plus facile de s’expliquer de vive voix mais tu sais que le moment est mal choisi, tu es méchant quand on te réveille en sursaut, tu te dis aussi qu’en 300 caractères c’est impossible (c’est normal tu es perspicace) et puis tu te rappelles que tu as une page sur internet sur laquelle moyennant quelques efforts tu peux écrire tout ce que tu veux (tu es aussi à l’aise pour écrire la nuit tombée quand personne ne te lira porté par les bruits de la nuit). Comme d’habitude en arrivant à la fin de ton texte tu te rends compte que tout est complètement décousu, que ton message / raisonnement initial s’est perdu au fil des mêmes mots que tu as eu tant de mal à retrouver, c’est normal tu penses plus vite que tu n’écris.

Alors vient l’espoir, cette petite voix que tu entends depuis un moment qui te dit que le temps fera peut-être table rase du passé, que la personne concernée te lira et sera la seule à comprendre tes mots, vos mots. Tu sais aussi que le temps perdu ne se rattrape guère, tu l’as appris en conférence la semaine dernière, tu t’en veux d’avoir perdu ces 2 mois, vos deux mois.

Alors tu lui dis. Je suis désolé.


5 commentaires

  1. dfromparis :

    Le temps perdu est perdu en effet, alors n’attends pas… La bise Mon GuiGo

  2. M. :

    La Nausée. Les jeux sont faits?

  3. Guillaume :

    @Dfp : la bise :-)

    @M. : La nausée ? Sympa…

  4. M. :

    Tu n as pas du chercher le sens caché de la phrase.

  5. Guillaume :

    Non, j’ai bêtement pensé nausée -> vomi.

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