De l’intérêt de siester habillé
C’est la crinière décoiffée et les yeux collants que je t’écris. On pourrait parler de destin et de “c’est bien fait pour toi” alors qu’il ne s’agit que d’une suite d’éléments indépendants les uns des autres venant contrebalancer la théorie alambiquée du chat noir ou du corbeau, signes de mauvais présages pour une journée durant.
Ma journée avait pourtant bien commencé. Réveil aux aurores pour aller monter à cheval quand la température est encore supportable. Retour à la maison pour un déjeuner équilibré, une bonne douche et la joie de pouvoir dormir une heure dans l’après-midi sous le ronronnement de la climatisation idéal pour être bercé et la promesse d’une fin de journée exquise à passer en compagnie d’Albert sur un transat. L’homme jouit de plaisirs simples, mais ce dernier est souvent contrarié quand tout ne se déroule pas comme prévu.
Ma salle de bain étant en travaux je me douche dans ma baignoire et inonde abondamment le carrelage et tapis vierges de tous coups de massue. Je me suis rendu dans cette salle de bain juste avant de rejoindre mon lit pour mon heure de repos post-prandiale pour les besoins de ma vessie et j’ai malencontreusement mis le pied là où l’inondation n’avait pas encore été asséchée par la torpeur ambiante. Je me mets au lit, tout habillé, comme je l’aime pour la sieste. Et là c’est le drame, je ne supporte pas de dormir avec le pied et le bas du pantalon mouillé. Tu admettras que c’est la chose la plus inconfortable de la vie, plus même que de dormir sur une table de clous comme le font les fakirs. Je prends donc la décision de me dévêtir, et de me parer de ma plus belle tenue d’Adam tout en prenant soin de bien rajuster ma feuille de vigne et de rejoindre mon meilleur ami pour les vacances : Morphée.

Le réveil est programmé, le voyage ne doit pas durer plus d’une heure, nous décollons à l’heure. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes quand les turbulences oniriques se sont jointes à la météo. Je dois te l’avouer, je suis comme une personne âgée, je n’aime pas voir mes habitudes chamboulées, jean et tee-shirts sont réservés pour la journée quand le plus simple des appareils est fait pour la nuit. J’étais perdu. Une heure plus tard j’ai éteint mon réveil à coups de “ta gueule, connard ! Pourquoi viens tu me réveiller en plein milieu de la nuit ?”. Ce n’est que quatre heures après que j’ai réalisé que l’après-midi touchait à sa fin me fendant d’un “Ô temps suspends ton vol retiens, s’il te plaît, le dîner chaud et ne me force pas à faire la queue au macdo”.
Tout est dit, j’ai retenu la leçon je ne me préparerai plus la sieste comme on prépare une longue et douce nuit. Je prendrai en compte, à l’avenir, mes problèmes d’insomnie estivale.
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7 août 2008 à 11:30
Effectivement, les vacances ammènent leur lot de problèmes existentiels… Faudra que tu me raconte à l’occasion l’histoire d’Igor le blond (tu es conscient que feu ton cheval a clairement un nom d’acteur X?) Enfin…
Kisses depuis le bord de la piscine
7 août 2008 à 13:12
L’ancien a un nom d’acteur porno, le nouveau a un nom de courtisan, c’est encore pire ! T’es chiante avec ta piscine, dis moi quand tu reviens chez tes parents.
9 août 2008 à 17:03
mes parents sont avec moi, il te remercie.
bises
Flo
13 août 2008 à 15:44
Oh la la, le terme “post-prandiale” me rappelle mes cours de physiologie, honte à toi pour avoir gacher cette journée de farniente.
13 août 2008 à 19:51
Toutes mes excuses, je vais écouter Ophélie Winter 18 fois en guise de punition