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My private rencontre surréaliste

février 25th, 2009 by Guillaume

Salut c’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Ahahaha je t’ai bien eu, c’est Guillaume ! Je dis juste ça parce que je suis en pleine période d’incubation et que j’aimerais que tu me plaignes.

Merci.

Quoitesse que cette rencontre surréaliste du dimanche soir ? La réponse est simple, il s’agit d’un plan cul.

Message à destination de ma famille : la lecture est finie retournez vaquer à vos occupations !

Déjà rassure toi, je n’ai pas une sexualité complètement libérée et une absence totale de morale. Que nenni. Dimanche soir, par curiosité, je dois l’avouer je me suis connecté sur un chat comme ça pour voir et quelques minutes après boum un message de Marlène. Nous l’appellerons Marlène en hommage à Marlène du loft maîtresse es reprise de Phil Barney et parce que je n’ai pas imprimé son prénom.

Marlène est une jeune fille de 20 ans, habitant la même bourgade de province que moi et qui, manifestement, est rongée par le stupre. On discute, on discute ça dure une éternité (10 minutes à tout casser) et Marlène me laisse son numéro de portable. J’aurais du tout laisser tomber quand j’ai lu « apel mwo stp« . Mais non, il arrive que nous, les hommes, arrêtions pour un moment de réfléchir avec notre haut du corps. Ok c’est cliché mais je ne pensais à la carillonner dans la soirée à ce moment de la conversation.

Chemin faisant j’appelle Marlène. J’aurais pu commencer ma discussion téléphonique par un « Salut la Marlène, c’est l’Guillaume au tel lô. Comment qu’c'est ma canne ? » qu’elle n’aurait pas saisi mon foutage de gueule. J’étais tombé chez les rednecks mais j’ai décidé de ne pas me défiler. Le rendez-vous est fixé pour une demie-heure plus tard, elle était plus pressée mais je lui ai expliqué que j’étais en train de me faire un thé et que le thé (vert) c’est sacré.

Trois quarts d’heure plus tard je suis au point de rendez-vous et Marlène ressemble à une statue de glace au bord du rond-point. Oui c’est glamour. J’aurais du trouver un 38 tonnes pour réaliser mon fantasme du « je fais le routier« . Elle monte dans ma voiture et je lui propose de faire un tour de la ville qu’elle ne connaît pas bien. Elle est plutôt gentille quoiqu’un peu commune dans les propos qu’elle tient et pas vraiment bien fringuée. Nous attérissons sur un parking (je te l’avais dit j’ai fait dans le glamour total) et là nous entammons la sérieuse discussion, le « qui es-tu Marlène ? ».

Marlène a 20 ans, elle a récemment déménagé de Bourgogne pour la Haute-Marne en suivant son ex qui l’a gentiment foutue à la porte 15 jours après. Marlène vivait chez sa marraine mais leurs 2 tempéraments forts les ont poussées à se séparer. Elle habite donc seule pour le moment dans un foyer. Marlène dans la vie aime la musique, principalement la variété française (-_-), le cinéma, les week-ends en amoureux (-__-) et sa grande passion est le karaoké (-___-) d’ailleurs ses 2 artistes préférés sont Dalida et Johnny Hallyday (-_____-’) mais qu’elle ne peut plus chanter Je te promets et Mourir sur scène car ça lui rappelle trop de souvenirs douloureux.. J’espère que tu comprends mieux pourquoi je l’ai appelée Marlène hommage à la lofteuse. Je me doutais qu’à ce niveau de connaissance de la bête j’aurais du la balancer par la fenêtre de la voiture et l’abandonner là. Mais non, nous continuons sur la discussion, je me dis que c’est peut-être quelqu’un de bien et que je suis vraiment trop snob lorsque nous nous retrouvons sur la banquette arrière. Elle me dit de ma lancer et je lui rétorque qu’elle pourrait au moins me faciliter la tâche en enlevant quelques vêtements, l’est con Marlène parfois ! Par la suite nous avons atteint un niveau d’intimité que je ne te décrirai pas, par pudeur. Je te rassure sur un point, j’avais quand même eu la présence d’esprit de prendre un préservatif avant de partir de chez moi. C’était pas mal, même si je m’étais promis de ne plus rien faire dans ma voiture rapport à l’inconfort que cela provoque.

Nous nous rhabillons et gentleman que je suis je la raccompagne devant sa porte. Je lui précise bien que je n’ai pas envie d’une relation suivie mais que si elle est gentille nous pourrions nous revoir dans les semaines suivantes. Je suis un porc tu peux me le dire mais voilà j’ai n’ai, d’une part, pas envie de faire dans le social ni, d’autre part, l’envie de m’engager, j’aime trop ma liberté.

Or, c’était trop espérer de Marlène. Le lendemain je recevais un mms avec plein de gifs animés avec des Titi et autre coeurs qui clignotent scandant les traditionnels « je t’adore« , « je pense à toi » etc. Là j’ai vomi. Le soir même 3 appels en absence sur mon téléphone qui heureusement ne captait pas (j’étais sorti avec des amis). Hier soir un appel en absence et un message. Marlène n’est pas pudibonde, elle voulait me revoir dans les minutes suivantes. Ainsi se termine cette histoire avec la traditionnelle excuse du mémoire : « Je peux pas de toute la semaine j’ai un mémoire à rendre lundi ». La Marlène en pleine relationnite aiguë, c’est trop pour moi !

FYI tout est vrai. Crédit photo @ abbyladybug

EDIT : Il semblerait que certaines personnes voient en moi un connard fini à la lecture de cet article. Je leur répondrai que certes j’ai manqué de finesse en écrivant cet article mais qu’en aucun cas je n’ai voulu porter préjudice à Marlène, que j’ai avant tout passé un moment agréable, que le second degré existe et que les personnes fans de karaoké aussi.

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Bonne saint V.

février 14th, 2009 by Guillaume

S. ma b. pour la s. V. !

Ah oui, je déteste cette fête ;)

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I don’t want to feel like [remplir ici]

février 11th, 2009 by Guillaume

Si tu t’en souviens, au début de ce blog j’aimais bien te coller des clips en permanence parce que je ne savais pas toujours quoi te dire, par procrastination ou parce que j’avais envie de soigner de soigner tes oreilles. Aujourd’hui je reviens à mes bonnes vieilles habitudes avec Shout Out Louds et le magnifique titre Impossible. FYI ou PI (si tu travailles dans une grande maison du luxe comme elle) j’ai découvert ce groupe début 2007 dans One Tree Hill. Ouais je suis fan jusqu’aux lobes.

Tu confirmeras certainement qu’en bande son c’est toujours plus agréable que ton voisin de bureau chantant William Baldé – Rayon de soleil. J’ai googlé pour savoir d’où sortaient les paroles pourries, quand même.

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From scratch

février 9th, 2009 by Guillaume

Un jour de plus. Un jour de plus à se coller un fake smile sur le visage. Un jour de plus à prétendre que tout ira pour le mieux ou au pire que tout va bien. Un jour de plus à essayer de cacher le zombie en soi. Le mort-vivant plus mort que vivant qui n’ose même pas parler à la première personne, à se demander si un jour de plus est aussi égal à un jour de moins. L’équation presque sans fin.

Alors oui, il ne va pas bien. Il ne va pas bien mais fait semblant. Faire semblant pour lui implique une réflexion, une comparaison. Se dire que sa vie n’est pas si terrible. Il pense à cette connaissance dont la mère est tragiquement décédée alors qu’elle n’avait pas plus d’une dizaine d’années. Il se dit aussi qu’il n’a jamais manqué de rien, mais vraiment. Mais il ne s’arrête pas là. Il songe aussi à sa vie qui ne sera plus jamais comme avant car on ne retient pas le temps qui passe. Il songe aussi à ceux qu’il aime. Ceux qu’il aime vraiment. Ceux qui lui font avoir des larmes aux yeux dans ses réflexions morbides à penser qu’ils le précèderont, peut-être ; et qu’il faudra à nouveau faire son deuil, celui dont on ne se relève pas.

En tout état de cause il ne comprend pas. Il ne comprend pas comment il a pu en arriver là. Comment de sourire et de rire il en arrive à faire semblant ou comme des soirs comme ceux là, ne plus y arriver. Il ne saisit pas non plus comment cette bête dans son ventre à réussit à faire son nid. Il ne se souvient pas, non plus, du moment où cette voix est entrée dans sa tête. Cette voix qui hurle plus fort que lui ne le pourra. Il ne se souvient pas comment il lui a ouvert la porte. Il ne sait pas s’il retrouvera la clef bientôt.

Alors il fume et se consume. Il fume parce qu’il se sent bien une cigarette à la main. Il sait pourtant qu’elle est nocive et aimerait tant arrêter. Pourtant, pour lui, la cigarette reste le vestige de sa vie passée. Un élément inchangé qui pourtant le tue à petit feu.

Puis revient la tristesse et la colère. Ces choses qui lui font détester ce qu’il est en ce moment. Il est dans un cercle vicieux. Il est triste parce qu’il n’est pas lui-même et en colère parce qu’il inflige ces choses à ses proches, a l’impression de les utiliser pour parler de sa vie sans pouvoir vraiment les entendre eux aussi lui parler de la leur parfois pire.

Ses pensées se cristallisent et il comprend la nature humaine qui est la sienne aussi, en dépit de son état de zombie. Il comprend que l’être humain n’agit qu’en fonction de ses propres mouvements égoïstes mais ne comprend toujours pas pourquoi ce ne sont pas les siennes qui ne passent pas en premier. Il a du mal à arbitrer. Qui de l’un ou de l’autre devrait en avoir la primauté. Alors il se renferme et se transforme, lui aussi mu par ses envies, il devient puissant et ignore tout et fait du mal. Il sait qu’il ne gagnera pas et qu’il regrettera tous ses mots dits, tous ces maux faits.

Il se dit aussi qu’il aimerait qu’on l’excuse, qu’on le comprenne et qu’on soit là pour lui aveuglément car après tout c’est son monde qui s’écroule. Mais il réalise aussi que c’est beaucoup trop demander et pas assez bien payé. Il sait qu’il ne peut pas se prévaloir d’avoir été le seul à avoir eu une année pourrie. Il sait aussi que sa carapace n’aurait pas du lâcher. Il s’en veut d’être un livre ouvert. Lui aussi est égoïste. Alors il y pense. Tout plaquer, tout recommencer, sans plus jamais personne à ses côtés. Il a compris la condition humaine, cette subtilité d’égoïsme nourrie des attaches personnelles. Il s’écrasera et subira. Ainsi soit il.

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