Voilà un moment que je n’avais rien écrit ici. Il suffit d’une insomnie, d’une nuit claire et d’un peu trop de caféine pour coucher ces quelques mots.
N’arrivant pas à trouver le sommeil je décide de me relever d’enfiler un vieux tee-shirt dont la propreté douteuse ne me rebute pas, un jean complètement délavé et un sweat trop large. Direction le balcon une cigarette dans la bouche et les oreilles vides pour écouter le silence de la nuit ou à défaut le vent dans les feuilles des arbres avant que l’automne n’arrive.
Sentiment violent. Ce silence est assourdissant, je n’entends pas même mon souffle recracher la fumée, juste ces pensées trop tristes qu’on évoque avec soi-même seulement sur l’oreiller et cette chanson qui résonnent dans ma tête, c’était l’éternité depuis la dernière fois que mon cerveau avait décidé de ma la jouer. Spleen. J’ai l’impression de lire du Baudelaire. Qu’on m’apporte une corde ou de la pénicilline…
Alors je lève la tête et regarde la Lune. C’est étrange. Je ne sais pas si vous regardez souvent la Lune mais par un ciel nuageux et un temps venteux on a l’impression de saisir son mouvement, simple illusion d’optique des nuages passant dans le ciel, en se demandant comment la nuit peut-elle durer si longtemps tant la course de ce satellite est effrénée. Ce soir c’est l’inverse. Immobile. 40 minutes plus tôt j’avais déjà l’impression de la voir au même endroit. Pourtant le temps passe si j’en crois mon réveil ou ma montre. J’abhorre quand le temps semble suspendre son vol (Lamartine 1 - Baudelaire 0), que la trotteuse avance et que les heures de sommeil en retard s’égrainent sans savoir quand tel le petit Poucet nous pourrons faire chemin inverse et ramasser les cailloux.
Pendant l’après-midi, en cours, nous avons trouvé la vidéo la plus drôle de toute la vie à son insu et à l’insu des protagonistes. Cette vidéo implique Dalida, 4 danseurs, une moute en animal non identifié.
On retient et on regardera avec attention :
- le fenwick
- le pousse-pousse pour bouteilles d’eau en supermarché
- le danseur tout en moustache, boléro, cuir, talonnettes et virilité
- l’enroulement dans la moute et son violent jeté
- la chorégraphie
- Dalida qui joue de la guitare
- Dalida qui fait la machine à laver
- Dalida qui fait la danse du bassin
- le jeté de doigts à chaque refrain
- La répétition du mot “Dalida” les 10 premières secondes et le lancement de l’animateur
- la chorégraphie, la chorégraphie, et encore la chorégraphie…et puis le moustachu et son copain en combinaison jaune.
J’avais une super idée d’article mais comme j’ai perdu tout le fond de la chose je vais répondre à une chaîne. C’est un peu comme si mes vacances continuaient et ça me fait une excellente raison de manquer quelques minutes de la formidable semaine de simulation stratégique que je vis présentement…
Contexte de la chaîne :
“La fin du monde commencera-t-elle de Suisse ? Le Cern, premier laboratoire de recherche au monde pour la physique des particules basé près de Genève, pourrait-il déclencher l’apocalypse ? Presque dix ans après le lamentable échec des prophéties de Paco Rabanne, le spectre de la fin du monde a en tous cas encore de beaux jours devant lui. Et cette fois, il ne s’agit pas des prévisions d’illuminés mais d’un projet scientifique tous ce qu’il y a plus de sérieux qui alimente les inquiétudes. Le Cern doit en effet mettre en service le 10 septembre son tout nouveau Grand collisionneur de hadrons (LHC), un accélérateur de particules géant permettant de propulser un faisceau de particules à 99,9999% de la vitesse de la lumière dans un anneau de 27km refroidi à -271 degrés, une température toute proche du zéro absolu (-273). Le LHC pourrait permettre d’enfin étudier le boson de Higgs, une particule instable qualifiée de “divine” car aucun chercheur n’a encore pu l’observer, d’expliquer le fait que la matière visible ne représente que 4% de l’univers (le reste étant composé de matière noire à 23% et d’énergie noire à 73%) ou encore d’élucider le mystère de la matière et de l’anti-matière. Le LHC pourrait ainsi permettre aux chercheurs de recréer les conditions dans lesquels notre univers se trouvait quelques millièmes de secondes après le big bang. Mais voilà, depuis quelques mois, une terrible rumeur court sur internet : ce fabuleux LHC pourrait créer de mini-trous noirs incontrôlables qui engloutiraient la terre en quelques minutes. A l’origine de cette prévision, se trouvent deux personnes, l’Américain Walter Wagner et l’Espagnol Luis Sancho, qui se sont lancés dans une véritable campagne afin de demander l’abandon du projet, déposant même une plainte devant un juge d’Honolulu à Hawaï. Même si les théories de Wagner et Sancho trouvent assez peu d’écho dans le milieu scientifique, leur campagne a réussi à mobiliser assez de personnes, dont de nombreux “prophètes” affirmant que Nostradamus avait prévu que la fin du monde serait provoqué par le LHC, pour obliger le Cern à réagir. Le centre vient ainsi de publier un un rapport afin de dissiper une bonne fois pour toutes les craintes d’une apocalypse venue de Suisse.“
Objet de la chaîne :
Qu’aimeriez vous faire avant le 10 setembre (demain), date de votre mort ? C’est adorable, je l’avoue…
Réponse à la chaîne :
J’aimerais faire un bonhomme de neige ou avoir les jambes aussi bronzées que ma voisine de droite. Oui les plaisirs simples sont ceux que je préfère ;). Woah je viens limite de tomber dans les pommes ça fait bizarre.
Remerciements :
Merci à Neoskyzo pour m’avoir lancé cette patate chaude
Réjouissances :
Je ne donne cette chaîne à personne étant donné que la date fatidique est proche. Mais si ça vous fait plaisir servez-vous, l’important est que vous appréciez le dernier jour de votre vie.
J’ai pour tradition de poster un clip le premier jour de la rentrée. L’année dernière c’était ça. Cette année mon hymne sera la chanson de The Offrspring - The kids aren’t alright ; 10 ans après sa sortie. Ambiance ambiance !